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à Cavalaire |
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à Aix en Provence |
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"Ecrits de Lumière"
(Août 2002)
Photographier - écrire avec la lumière.
Mettre en images la mémoire.
Cavalaire en 20 ans de vie.
20 ans de vacances, de plage, de famille, de chaleur, de partages,
de rires, d’amis, de joie...
20 ans d’étés, d’enfants, de mmaillots
mouillés, de barbecues, de sable dans la voiture, de sandales
de mer, de regards en coin sur la serviette voisine, de beignets
aux pommes qui crissent sous la dent, de promenades sur le port
au crépuscule, de cornets de glace qui poissent les mains,
de fougasse chaude au petit déjeuner, de douche au tuyau
d’arrosage, de marches jusqu’au ponton, de dos qui cuisent
et de fesses blanches, de mistral dans les cheveux...
20 ans d’ivresse et de liberté.
Cavalaire comme une porte ouverte sur la paix de soi.
De tout cela, des images, des éclats de mémoire, au
rythme des années, des saisons, des enfants qui naissent
et qui grandissent, de Cavalaire qui change aussi...
Mais les images de la mémoire, c’est aussi un parcours
artistique, technique, un processus de passion et d’exigence.
C’est le regard qui s’aiguise au fil du temps, qui progresse,
recherche, distille.
C’est une écriture photographique qui s’élabore,
qui se forge un caractère, une identité, une personnalité.
Le vacancier aux lubies gentiment moquées est devenu photographe.
Mais toujours, ce retour à Cavalaire, comme un bain de source
purificatrice, ce plaisir de l’image violente et limpide,
de couleur et de lumière, même déjà faite,
même déjà goûtée.
Alors exposer Cavalaire?
Exposer une tranche de sa vie?
Certainement, mais sans impudeur, sans discours, sans sentimentalisme.
Avec cette simplicité du beau, ce plaisir du symbolisme simple,
évident, cette reconnaissance joyeuse en hommage.
Hommage à cet espace de clarté entre ciel et mer où
le temps n’est que pulsations de vie.
Aussi comme un hymne à cette autre part de nous qui ne revit
qu’au travers du temps parallèle, du sable entre les
orteils et les cheveux plein de sel.
Comme un vertige de lumière....
Comme un bonheur...
Michaël Serfaty